NICOLAS WINTSCHartiste et scénographe multimédia

courte bio

 

Né en 1964 à Lausanne, il débute par le film d’animation traditionnel et le design graphique. En 2000, il devient indépendant et actif dans la création d’environnements multimédia pour l’architecture et l’expographie et le monde du spectacle.

En 2007, il fonde avec la violoniste électro-acoustique Patricia Bosshard la Cie Dynamo,  qui crée des performances, installations et des spectacles multidisplinaires dont notamment «Vertige», «Hold Up», «Spin of the Protons», «Fenêtres sur l’extérieur», et plus récemment «Déambulations immobiles».

Il participe aussi à l’oeuvre collective dirigée par Jacques Gardel: «L’Iliade – la guerre, une fascination», collabore avec Thierry Romanens et Format A3 pour la création audiovisuelle “Avec le Temps”, avec l’organiste Jean-Christophe Geiser pour le concert en images “Toccata & Lux” et “Fantasia & Lux” dans la Cathédrale de Lausanne, puis avec  le metteur en scène Michel Toman pour la pièce de théâtre “Je m’appelle Jack” écrite par Sandra Korol.

En 2014, il fonde avec Jean-Pierre Fonjallaz la MG-Compagnie et participe au sein de cette dernière à l’une de ses réalisations, «L’Avent du Castillo» (2016), un calendrier de l’Avent monumental et loufoque en vidéo-mapping sur la façade de la salle del Castillo, à Vevey, en collaboration avec Pierre Audétat et Gaspar Pahud pour la musique et le son. En 2021, il crée la scénographie et la vidéo pour le spectacle « À Quai La Terre », un voyage audiovisuel et immersif dans le métro berlinois avec Anne Vouilloz et Dominique Brand, sur les poèmes de Dominique Brand, la musique de Pierre Audétat et la collaboration artistique de Benjamin Knobil.

En 2017, il collabore avec le metteur en scène Benjamin Knobil pour le mapping vidéo de “L’histoire du soldat”au Château de Chillon, avec notamment Thierry Jorand et Michel Voïta. Il réalise également la scénographie vidéo et les images de «La Sonnambula» pour l’Opéra de Lausanne, avec notamment Olga Peretyatko et sur une mise en espace de Eric Vigié.

En 2016, il débute une démarche artistique plus personnelle, en fixant ses peintures numériques sur différents supports.
À découvrir sur: https://nicolaswintsch.com/artwork/

Depuis 2017, il travaille également en tant que maître socio-professionnel et formateur d’adultes à 87design.ch, atelier protégé de production graphique et multimédia de la Fondation Dr Combe.

démarche artistique

 

Dès mes débuts en tant qu’artiste vidéo, je me suis intéressé aux interactions entre l’image, la musique et les Arts de la scène. Comment des images en mouvement ou fixes peuvent-elles dialoguer avec la musique, un texte, une histoire, des comédien-e-s et de quelle manière elles participent à la scénographie d’un espace donné ? 

Ce questionnement m’a toujours conduit à explorer de nouveaux territoires, autant sur le plan artistique que technique. À chaque nouvelle création vidéo, je m’interroge sur la place de l’image, sur ses supports et volumes de projection, ainsi que sur son sens dans le contexte de la création dont il est question.

Cette investigation m’a permis de développer, au fil du temps, mes propres techniques de travail et de créer mon propre instrument de multi-diffusion vidéo, sous la forme d’un clavier et d’une console midi. J’utilise des logiciels de mapping-video* et de vjing qui me permettent de scénographier l’espace et d’interagir en direct. Les projections vidéos peuvent voyager sur différentes parties et volumes de l’espace scénique, sur des matériaux divers et variés, ainsi que sur les personnes présentes sur scène. Le fait de pouvoir interpréter et/ou improviser ma partition visuelle en live à la manière d’un musicien, fait partie de ma démarche. Je peux ainsi participer activement au voyage pluridisciplinaire et ressentir l’adrénaline de la représentation publique.

Sur le plan purement visuel,  je m’intéresse aux frontières entre concret et abstraction, entre rêve et réalité, entre détails et immersion, entre immobilisme et mouvement. Raison pour laquelle j’aime travailler sur les mouvements des personnages présents sur scène, ainsi que sur les décalages de temps. Chercher à créer un trouble spatio-temporel chez les spectateurs est au centre de ma démarche artistique et de mon processus de travail.